Témoignages
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Céline R. a été diagnostiquée d’un cancer du sein au stade 2 hormono-dépendant en octobre 2015. Elle a été 16 mois en arrêt de travail. Elle a eu 6 cycles de chimiothérapie d’octobre 2015 à février 2016. Après chaque traitement, elle se sentait étourdie, avait une baisse de concentration et une forte baisse d’énergie, ce qui rendait pour elle impossible le fait de travailler pendant ses traitements. De plus, elle a été affectés par des brouillards cérébrales, des oublis de choses vraiment anodines dues à ses traitements : « par exemple, je laissais allumer le four.
Depuis février 2017, elle est de retour de manière progressive à son ancien travail. Avant son diagnostic, elle faisait du 35hrs/semaine. Pour l’instant, madame Rehel fait des demi-journées à son rythme pour lui donner le temps de reprendre des forces. À son retour, son poste a été abolit, mais elle a pu réintégré un ancien poste qu’elle avait déjà occupé par le passé.
Bien sûr, comme beaucoup de femmes dans sa situation, elle anticipait son retour au travail. Elle avait des questionnements par rapport à ses capacités autant physiques que psychologiques grandement affectées suite à son combat comme la maladie.
« Est-ce que je vais encore être aussi performante qu’avant ?»
« Est-ce que je vais être en mesure de faire mes journées ?»
« Est-ce que j’ai encore mes acquis après avoir été plus d’une année en arrêt ?»
Le fait qu’il y a eu beaucoup de changement depuis son arrêt et qu’elle devait refaire une remise à niveau l’inquiétait un peu.
Heureusement pour elle, sa gestionnaire a été très compréhensive, lui donnant des tâches légères et un horaire plus flexible pour lui donner le temps de se réhabituer à son environnement de travail. Cette empathie de son employeur a contribué favorablement à son retour au travail. En effet, ce n’est pas partout que l’employeur accepte un retour progressif de la part d’un employé ayant été en arrêt de maladie.
Certains exigeront de la part de l’employé de recommencer à temps plein. Madame Rehel rapporte que revenir avec une grosse charge de travail, ça lui aurait été quasi-impossible. Ses collègues de travail aussi ont grandement contribué à son retour au travail lui faisant un accueil chaleureux. Ils sont très présents avec elle et pleins de petites attentions.
Concernant son retour au travail, elle n’a pas eu besoin de consulter des ressources externes. Sa principale ressource était son infirmière pivot qui lui a été d’une grande aide. Si une ressource pouvait être disponible, elle aurait aimé que ce soit des ateliers d’informations sur les brouillards cérébraux pour se préparer à ça, parce que ces pertes de mémoires soudaines étaient tout de même inquiétantes. Des ateliers sur la gestion du stress aussi concernant la vie après cancer aussi lui aurait été tout aussi favorable.
Conseil aux femmes survivantes du cancer du sein réintégrant leur milieu de travail :
Ne jamais perdre espoir, il y a de l’aide
Prendre ça une journée à la fois, une heure à la fois pour pas créer de stress. Bien revenir pour mieux repartir
Conseils aux employeurs :
S’informer sur la maladie et comprendre comment les traitements ravagent une personne
Comprendre qu’un retour au travail complet est impossible, que cela prend au moins un bons 10-12 semaines de retour progressif au travail
