Le retour au travail est difficile
La maladie est couramment perçue comme une forme de fragilité inconciliable avec le monde du travail. À la suite d’un événement majeur qui nécessite un certain retrait ou un ralentissement du rythme de vie tel que le cancer, le retour dans le monde du travail est souvent difficile. En effet, la maladie chronique laisse souvent des séquelles physiques et psychologiques. Au sein de la société québécoise, la réinsertion non optimale dans le monde du travail est un problème auquel sont confrontées les femmes actives professionnellement.
Cancer du sein


Le contexte dans lequel se situe actuellement le problème de la réinsertion des survivantes du cancer du sein dans le marché du travail se trouve au niveau des caractéristiques même de la société moderne et industrialisée. Dans ce sens, les technologies médicales ont permis d’augmenter l’espérance de vie des personnes atteintes de maladies chroniques telles que le cancer du sein. Les tests diagnostiques étant plus sensibles et les traitements étant plus efficaces, il y a un plus grand nombre de survivantes à la maladie (1). Puisqu’il y a de plus en plus de femmes qui survivent au cancer sein, plusieurs d’entre-elles voudront retourner, après la maladie, sur le marché du travail. Il y aura, par conséquent, éventuellement une « réinsertion », dans la société ainsi que dans le milieu du travail.
Par contre, lors de leur retour au travail, plusieurs femmes se voient congédiées, forcées à travailler moins d'heures ou à quitter pour diverses raisons.
Texte rédigé par Anna-Maria Yannakis
Texte révisé par Dr. Valentina Donici, docteure de famille
1. Comité consultatif de la Société canadienne du cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2015. Toronto (Ontario) : Société canadienne du cancer. 2015 Mai. [En ligne] [Cité le 10 février 2017] Disponible : https://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2015-FR.pdf
